Evelyne Thierry à la tête de la blanchisserie du CHU de Montpellier

Auparavant responsable de la blanchisserie d’Agen, Evelyne Thierry pilote désormais celle du CHU de Montpellier. Avec au programme une rénovation complète de l’outil de production, des processus et du bâtiment.

Elle a six ans pour le faire. Evelyne Thierry, arrivée le 1er septembre d’Agen avec l’expérience d’y avoir construit, à partir de zéro, une nouvelle blanchisserie, va rénover de fond en comble celle de Montpellier. Le bâtiment doit être réhabilité, agrandi, les équipements et le processus industriels « remis dans l’air du temps ». Pas encore arrêté, le budget de cette rénovation devrait avoisiner 9 millions d’€.

Des choix technologiques à trancher

La blanchisserie du CHU de Montpellier « produit » 16 tonnes de linge par jour. Evelyne Thierry avait commencé sa carrière au CHU de Grenoble avec une blanchisserie « à 20 tonnes », avant celle d’Agen « à 18 tonnes ». Elle connaît les exigences industrielles de ce genre d’équipement.

Les choix technologiques sont encore à faire. « Sans doute du « tout séché » parce que c’est le plus simple », explique celle qui a implanté cette technique à Agen, qui permet entre autres d’utiliser des draps-housses pour le drap du dessous du lit des malades (lire notre article du 13 septembre 2021).

La pratique du demi-housse

Le CHU de Montpellier présente, lui, l’originalité de « pratiquer » le « demi-housse », un drap-housse en haut du lit mais pas en bas. Il est fermé, retourné au pied du lit. Les calages technologiques se feront avec les services du CHU. L’expérience d’Agen en particulier devrait lui servir.

« Agen m’a beaucoup appris. Femme, ce n’est déjà pas si fréquent dans ces fonctions industrielles mais ensuite j’y ai vécu toutes les étapes de la naissance d’une nouvelle blanchisserie, placée au début de sa conception en tant que chef du projet, puis pilotant, en tant que responsable toutes les étapes de sa construction et de sa mise en route. La blanchisserie, c’est vraiment le service qui travaille en adéquation avec tous les autres services d’un hôpital, depuis la cuisine jusqu’aux blocs et aux chambres des malades », rappelle Evelyne Thierry.

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