Réanimation : l’Etat centralise les achats de 5 molécules

Annoncé aux députés au début du mois, le plan de regroupement des commandes des molécules essentielles pour la réanimation s’est concrétisé avec la publication d’un décret le 24 avril. Pour prévenir toute pénurie, l’Etat achètera, par l’intermédiaire de Santé Publique France, ces produits et se chargera d’approvisionner les établissements de santé.

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Questionné sur le sujet à l’Assemblée nationale fin mars et début avril, le Premier ministre avait évoqué l’explosion de la demande mondiale de certaines molécules nécessaires à la réanimation. Edouard Philippe avait mentionné aux parlementaires l’élaboration d’un plan pour regrouper les commandes à l’échelle nationale et veiller à la « bonne affectation des produits » avec une gestion « très fine et très réactive » et une « méthode de répartition des médicaments entre les différentes régions, afin que chacun puisse avoir accès aux molécules nécessaires. »


Paru au JO du 24 avril, le décret n° 2020-466 du 23 avril 2020 permet à l’Etat de reprendre la main sur les acquisitions de 5 molécules (trois curares : atracurium, cisatracurium, rocuronium ; et deux hypnotiques sous formes injectables : midazolam et propofol). L’objectif : éviter la pénurie en sécurisant l’approvisionnement. Les achats seront assurés par Santé Publique France.


Tous les établissements, ainsi que les hôpitaux militaires et les SDIS, sont concernés par la mesure. Seule exception à la règle : l’établissement de ravitaillement sanitaire du service de santé des armées qui pourra acheter, détenir et distribuer les médicaments nécessaires pour répondre aux besoins spécifiques de la défense. Gérée par plusieurs plateformes logistiques, la répartition des stocks sera effectuée à partir des propositions de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et des agences régionales de santé.

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