Yoann Giuseppin aux services techniques du CH d’Auch

Arrivé du CHU de Toulouse fin avril, Yoann Giuseppin vient de prendre le poste de responsable des services techniques et de la sécurité du Centre hospitalier d’Auch. Il y a retrouvé Bertrand Lignon, arrivé lui-aussi de la ville rose il y a un an pour occuper aujourd’hui les fonctions de directeur des moyens opérationnels.

Le CHU de Toulouse est une pépinière de talents. Et Yoann Giuseppin s’en amuse lorsqu’il déclare malicieusement : « Après quinze ans passés au CHU, je commence en effet à avoir quelques bagages… ». Ne croyez pas qu’il veuille en rajouter, même s’il le pourrait, mais il veut surtout souligner la complicité qui existe entre Bertrand Lignon (lire notre article du 14 mars 2022) et lui : « Nous avons travaillé dix ans ensemble, se défend Yoann Giuseppin, ça crée des liens ». Et le nouveau responsable des services techniques et de la sécurité du centre hospitalier d’Auch d’ajouter : « Je connais sa méthode de travail et il connait la mienne, ça nous permet de gagner du temps ».

Pour Yoann Giuseppin, la confiance, c’est essentiel. Mais pas seulement, les deux hommes partagent également des valeurs comme la nécessaire proximité avec les patients et les soignants, ainsi que l’utilité des fonctions supports comme les leurs : « Tout l’intérêt d’un centre hospitalier comme celui d’Auch, c’est qu’il est à taille humaine, avoue avec un certain soulagement Yoann Giuseppin, nous avons un lien évident, une vraie proximité avec les réels besoins des services de soins ». Mais ne pensez pas qu’il renie une seule seconde les quinze années passées au CHU de Toulouse, car, entre 2007 et 2022, nombreux ont été les chantiers qui lui ont permis d’acquérir l’expérience qui lui vaut aujourd’hui de passer à la vitesse supérieure.

Un mainteneur de naissance

« À Toulouse, avec Daniel Blochs, le responsable technique “rive droite” du CHU, j’ai beaucoup appris sur le terrain, reconnait Yoann Giuseppin, c’est également lui qui m’a poussé en 2010 pour que je passe adjoint technique à l’hôpital Rangueil, le tout au sein d’une équipe très réactive », tient-il à souligner. Et le nouveau responsable auscitain des services techniques et de la sécurité d’égrener les nombreux chantiers sur lesquels il est intervenu, une façon comme une autre de remercier celui qui, avec Bertrand Lignon, a donné de l’envergure à sa carrière : « En effet, à Toulouse, j’ai acquis une belle expérience, reconnait-il, mais à la base, l’exploitation c’était ma fibre ».

Et d’ajouter, en souriant, « je suis un mainteneur de naissance ! ». De trente personnes en 2016, l’équipe qu’il animait était passée à quarante-cinq agents quelques années plus tard. Puis il est passé à la maîtrise d’ouvrage, suivant à l’Hôtel Dieu le déroulement de projets se chiffrant à plusieurs millions d’euros : « J’ai travaillé sur la sécurisation de bâtiments, à Purpan et à Rangueil, puis sur des projets plus techniques, comme des projets de voirie, la mise en conformité des gaz médicaux sur l’hôpital Rangueil, la démolition de bâtiments sur le site de Purpan Nord, qui est toujours en cours… ». Mais aussi sur des projets institutionnels comme l’aménagement de services, préalable à la restructuration du bâtiment H2 à l’hôpital Rangueil : « Une belle opération à 35 M€ en site occupé, dit-il, seule la structure béton a été conservée ». Mais ce qui l’attend aujourd’hui Auch le fait vibrer…

Rénovation du réseau électrique

Pourquoi Auch ? Nous l’avons vu, Yoann Giuseppin aime la proximité que les services techniques ont avec les services de soins et qui donne, selon lui, tout son sens à une fonction support telle que celle dont il est aujourd’hui responsable. Mais il y a le reste, tous ces chantiers où l’on met “les mains dans le cambouis”, comme la rénovation du réseau électrique : « Nous reprenons tout, dit-il, de la production aux prises, un chantier de 300 à 400 K€ ! ». Au programme également le projet mammographie qui va se traduire là encore par un réaménagement des bâtiments, l’installation d’un ascenseur supplémentaire à l’unité de soins de longue durée, la réfection de la réanimation, la stérilisation… ».

Sécuriser les structures actuelles qui datent des années soixante-dix ? “Même pas peur !”, pourrait-on penser en l’écoutant lister tout ce qui l’attend, avant que ne soit construit le nouvel hôpital, dans huit ans. Mais ce qui l’occupe actuellement, c’est le chantier de la gestion de maintenance assistée par ordinateur : « La GMAO va nous permettre d’avoir une parfaite traçabilité pour être plus efficaces, c’est un gros projet, s’enthousiasme-t-il, un véritable virage à prendre pour les équipes de maintenance, conclue-t-il, nous aurons une meilleure visibilité qui nous permettra de monter un véritable plan d’équipement, en tenant compte des différentes opérations de maintenance ». Yoann Giuseppin souhaitait travailler dans un établissement à taille humaine, un hôpital plus réactif, le voilà servi.

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