Prismes, outil de simulation des risques aéroportés

Suscitée par le virus de la Covid 19 et toutes les questions soulevées par sa transmission aéroportée – déterminants du transport, impact de la ventilation, moyens de protection, etc. – la plateforme numérique Prismes veut permettre aux équipes de simuler et visualiser l’ensemble des risques liés aux bio-aérosols.

© Dassault Systèmes

Comment contrôler le transport de pathogènes dans l’air ? Présenté dans le cadre du congrès national de la Société de réanimation de langue française (SRLF) qui s’ouvrait le 23 juin à Paris (Palais des Congrès), le projet Prismes insuffle un début de réponse à cette interrogation majeure ravivée par la pandémie. Il est le fruit d’une collaboration entre l’AP-HP, Dassault Systèmes et deux spécialistes de la transmission aéroportée de micro-organismes que sont l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA) ainsi que l’Université technologique de Compiègne.

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À besoin bien réel, solution virtuelle : cette plateforme, conçue à partir de tests in situ (Pitié-Salpêtriere, Avicenne) et de modélisation des flux et émissions, devrait ainsi combiner de façon unique l’utilisation du jumeau numérique de l’hôpital, la simulation 3D et des fonctionnalités de visualisation des risques bio-aérosols. « À partir de l’architecture des lieux, chambre, service ou bâtiment, il sera dès lors possible d’opérer un diagnostic des risques selon les pathogènes, les types de soins ou encore les EPI, et surtout d’accéder dans la foulée à différentes analyses pour revoir en conséquence les paramètres influant sur la réduction des risques », explique Emmanuel Vanoli, spécialiste de la mécanique des fluides et chef de projet Prismes chez Dassault Systèmes.

L’exemple cité est probant : repositionner une bouche d’extraction en fonction de la densité de présence des aérosols performerait les capacités d’extraction de 10 % à 50 % en quelques secondes ! Financé dans le cadre du Plan France 2030, le projet Prismes, officiellement lancé il y a tout juste deux semaines, devrait être une solution accessible à tous les hôpitaux d’ici trois ans. De quoi concrétiser une nouvelle aspiration à la prévention.

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