Mohammed Boubekri à la tête des achats du GHT 92

Ancien directeur des achats du GHT 18, Mohammed Boubekri a quitté le Berry pour retourner en Ile-de-France où il avait déjà occupé plusieurs postes. Directeur des achats, de la logistique et des travaux du CH des Quatre villes et directeur des achats du GHT 92 depuis le mois de mai, ce sportif endurant est amené à participer à plusieurs projets d’envergure dont une plateforme logistique supra territoriale.

« J’ai toujours été attiré par le domaine de la santé », certifie Mohammed Boubekri. Pour preuve, son parcours universitaire démarre par une année en pharmacie, suivi d’un diplôme d’ingénierie pharmaceutique au CNAM. Avant de bifurquer vers le biomédical. Un diplôme d’ingénieur en poche en 1999, il travaille un temps pour une multinationale du secteur puis décide de retourner sur les bancs de l’école.

Un mastère et un MBA

Objectif : un mastère spécialisé dans les équipements biomédicaux, proposé conjointement par l’UTC de Compiègne et l’ENESP de Rennes (aujourd’hui l’EHESP). Une formation qui lui donne l’occasion d’approfondir ses connaissances dans l’imagerie médicale, les parcours de soins, les techniques de traitement ou encore la gouvernance hospitalière.

L’hôpital de Saint-Denis l’embauche dès la fin du cursus. Après deux ans en poste, il entame un MBA à l’Institut international de management (IIM). Le diplôme idéal pour parfaire sa culture en audit, contrôle, achats et approvisionnements, encadrement des équipes… Une formation payée sur ses deniers propres, qu’il suit le soir, après le travail, et le samedi, avec un emploi du temps qui ne lui laisse guère de repos. Mais cet adepte du semi-marathon est plutôt du genre endurant.

De Saint-Denis au Liban

En 2007, motivé par l’envie de nouveaux horizons, il rejoint les Hôpitaux universitaires Paris-Sud (AP-HP) qui lui propose le poste directeur des équipements, de l’hôtellerie et du biomédical. « C’était l’occasion de gérer d’autres projets et de devenir aussi directeur du pôle médico-tech, de m’occuper de l’imagerie, de la pharmacie, de la stérilisation, des laboratoires, des sujets qui m’ont toujours passionné. Et c’était l’époque des regroupements dans le cadre des groupes hospitaliers à l’AP-HP, sorte de préfiguration des GHT », se souvient-il.

Sept ans plus tard, il devient directeur des achats, des travaux, du biomédical et des SI de l’hôpital Hôtel Dieu de France de Beyrouth, établissement français. « 70 % du temps était consacré au poste de directeur-adjoint, et 30 % en tant que conseiller expert technique international (ETI) ». Doté d’un bureau à l’ambassade de France à Beyrouth, Mohammed Boubekri rédige notes et propositions sur les opportunités de coopération sanitaire dans la zone proche-orientale.

Le grand bleu pour décompresser

Cette étape au pays des cèdres le marque à jamais. « J’ai vu d’autres façons de manager des hôpitaux. Et il faut aller à l’étranger pour constater que la France a, dans la santé, des compétences qui sont reconnues à l’échelle internationale. Je suis optimiste de nature. Mais ce passage à l’étranger m’a permis de toujours relativiser et m’a donné une plus grande ouverture d’esprit ».

De quoi aussi pratiquer la plongée sous-marine et d’admirer en profondeur la splendeur de la flore et de la faune de la Mer Rouge, où se trouvent les plus beaux spots. Le sport lui permet de mieux gérer son stress et lui inculque la persévérance. Pour tenir dans la durée. Car l’homme admet volontiers être parfois impatient. « J’aime bien avoir des résultats rapides et ne pas laisser traîner les choses ».

Directeur des achats du GHT 18

À son retour en 2016, Mohammed Boubekri intègre la délégation des relations internationales de l’AP-HP, avant de passer le concours externe de DH. Il s’installe ensuite dans le Berry, avec une multitude de casquettes : directeur des achats et des ressources matérielles du CH de Bourges, directeur des achats du GHT du Cher, et administrateur d’un GCS (blanchisserie inter-hospitalière) et du GIP « environnement santé 18 », chargé du traitement des DASRI.

En mai 2021, il préfère revenir en région parisienne pour des motifs familiaux. Direction le centre hospitalier des quatre villes (Chaville, Saint-Cloud, Sèvres, Ville d’Avray), afin de prendre en charge les travaux, les achats, la logistique, la lingerie et la diététique, soit environ 120 personnes à encadrer. Avec, en sus, la direction des achats du GHT 92, et l’administration de 2 GIE (imagerie et bloc).

Une plateforme supra GHT en gestation

Un choix qui ne doit rien au hasard. « L’établissement m’a attiré pour plusieurs raisons : une situation financière saine, une certification A de la HAS, et plusieurs projets d’envergure. Le GHT est pilote, en Ile-de-France, du projet Sémaphore de la DGOS pour le déploiement des SI achat. Et il participe, avec les deux groupements du 78, à la réflexion d’une plateforme supra GHT. C’est une première en France. Côté travaux, beaucoup de projets sont prévus, dont la rénovation et la reconstruction totale d’un des établissements. »

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.