Mathieu Mascot met le cap sur Chalon-sur-Saône

Directeur des achats et de la logistique du GHT de Saône-et-Loire depuis le 17 mai, Mathieu Mascot a quitté son Pas-de-Calais natal pour la Bourgogne. Ce professionnel, exemple vivant du mariage réussi de la rigueur et de la jovialité, est désormais la tête d’une équipe de plus de 80 ETP.

De son propre aveu, Mathieu Mascot est tombé très tôt dans la marmite de la commande publique. « J’ai vite su que je voulais devenir publiciste plutôt que privatiste, avec une préférence pour les contrats publics. L’intérêt des marchés publics, c’est que vous faites du juridique vivant, de la mise en pratique pour faire avancer des projets ».

Un guide sur le recours au CPE

Diplômé d’un master 2 de droit public (obtenu en 2009 à l’université de Valenciennes), il est recruté par le Centre d’études techniques de l’Equipement Nord-Picardie, antenne du ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie : « J’y ai effectué un stage de fin d’études et on m’a gardé ». Un début de carrière placé sous le signe des contrats complexes, avec, entre autres, la mise en route d’un contrat de performance énergétique capable de garantir des économies sur toute la durée de vie du marché.

De quoi lui donner l’occasion d’exercer sa plume pour co-rédiger un guide du déploiement de cet outil particulier pour les marchés de service. Pratiquement cent pages, histoire de mieux comprendre l’intérêt du CPE et son application, de la procédure de passation jusqu’au calcul des gains et l’évaluation du fournisseur.

Comme un poisson dans l’eau à l’hôpital

En 2012, il découvre le monde des bailleurs sociaux et officie comme juriste marchés à Pas-de-Calais Habitat jusqu’en juillet 2017, date à laquelle il pousse les portes de l’hôpital d’Arras et rejoint l’équipe de Delphine Dussol au poste de responsable des achats et des marchés. « Elle m’a donné ma chance et je ne la remercierai jamais assez. Elle m’a aussi permis de comprendre les rouages d’un hôpital ».

Mathieu Mascot s’y sent aussitôt comme un poisson dans l’eau. « Être multi-casquettes, dans l’opérationnalité immédiate pour une foultitude de segments, avec une adaptabilité constante et une capacité à réagir dans l’heure, cela me plaît parce que cela correspond à mon caractère ». Une réactivité du tac-au-tac exacerbée par la crise sanitaire. L’acheteur est plutôt fier d’avoir constamment répondu présent face aux demandes des équipes soignantes durant la pandémie. « Je n’ai pas toujours dit oui mais ils savaient qu’ils pouvaient compter sur moi ».

Mettre tous les acteurs autour de la table

Lorsqu’on l’interroge sur sa marque de fabrique, il répond aussitôt vouloir travailler en transversalité. Et de citer, à l’appui de son discours, le marché passé afin d’installer 500 terminaux multimédia tactiles dernier cri (lire notre article du 8 janvier 2021). Une démarche emblématique qui a mis autour de la table les achats, les marchés, les services techniques, l’informatique, et les soignants « sans lesquels on n’aurait pas pu installer les équipements en chambre occupée », rappelle Mathieu Mascot.

Après 4 ans de bons et loyaux services, il fait ses valises et quitte Arras, longtemps terre des ducs de Bourgogne, pour rejoindre un autre de leurs anciens fiefs, Chalon-sur-Saône. Une mutation synonyme de prise de galon. Le voilà directeur de surcroît d’un périmètre plus étendu, puisque la logistique s’ajoute aux achats. Soit une équipe de 83 ETP à manager.

S’inscrire dans la continuité du travail accompli

Son ambition ? Poursuivre le travail accompli par son prédécesseur Frédéric Durranc, qui était en poste depuis près de 14 ans. Le sujet de la restauration (712 000 repas annuels) apparaît en haut de la pile. Les unités de production ont été en effet audités l’année dernière afin d’identifier les améliorations à apporter avant l’entrée en vigueur de la loi Egalim. La montée en gamme de la fonction achat GHT (8 établissements) figure aussi au menu, en ne laissant personne au bord de la route et en prenant en compte les intérêts de tous.

Questionné sur ses qualités, Mathieu Mascot répond d’emblée être fédérateur, bon négociateur – « c’est très important dans notre métier » – et rigoureux. Et « modeste », ajoute-t-il en riant, avec son humour proverbial. L’exercice se révèle plus ardu pour les défauts. Il reconnaît, après réflexion, être parfois un peu trop direct et fougueux. « Je dois apprendre à faire preuve de plus de diplomatie et à me canaliser. Mais à 35 ans, il serait malheureux de manquer de dynamisme ». Finalement, à force de le pousser dans ses retranchements, il confesse volontiers être un tantinet bavard : « il parle beaucoup, le garçon ». Ses nouveaux collègues saône-et-loiriens sont prévenus…

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