Jérôme Grelet, de la banque à l’achat biomédical

Longtemps responsable d’agence dans le secteur bancaire, Jérôme Grelet vient de donner un nouveau cap à sa carrière en devenant acheteur biomédical du CH de Châteauroux-Le Blanc.

Les carrières linéaires appartiennent de plus en plus au passé. Jérôme Grelet en est le parfait exemple. Après avoir obtenu un BTS force de vente et effectué son service militaire, il entame sa carrière comme commercial, avant de décider de prolonger ses études par une année de spécialisation orientée grande distribution.

Attiré par la négociation

En 1996, il devient chef de rayon dans le domaine de l’alimentation, poste qui lui donne l’opportunité de négocier avec un panel de fournisseurs locaux. Il est attiré par l’art d’argumenter pour obtenir le meilleur rapport qualité/prix. « Cela me plaît, j’apprécie particulièrement la négociation ».

Lors du rachat de l’entreprise par une grande enseigne, il caresse l’idée de devenir acheteur ou formateur. Mais ces fonctions sont transférées au siège du groupe et l’idée de s’installer en région parisienne ne l’attire pas.

Parcours classique dans le secteur bancaire

Jérôme Grelet choisit alors le chemin de la banque et de l’assurance. « J’ai suivi un parcours classique, d’abord chargé d’accueil au guichet, puis chargé de clientèle, avant de devenir responsable de plusieurs agences dans l’Indre et le Loiret », récapitule-t-il. Des fonctions qui l’amènent encore à négocier avec les clients les conditions de leurs besoins de financement.

L’habitude des procédures très normées

Après vingt ans, il ressent le besoin de changer d’univers. Il postule alors au poste d’acheteur biomédical ouvert par le CH de Châteauroux-Le Blanc (1112 lits), établissement support du GHT de l’Indre. Et il met à son crédit ses qualités de négociateur et son expérience des procédures rigoureuses. « Comme l’hôpital, la banque obéit à un cadre très normé, en raison des protocoles définies par l’entreprise ou de la réglementation. Il faut respecter rigoureusement les processus ».

Banco ! La démonstration convainc l’hôpital de recruter cet œil neuf qui découvre, depuis deux mois, à la fois le fonctionnement d’un établissement sanitaire, la sphère biomédicale et les marchés publics. Sans être interloqué plus que de raison. « Ce qui m’a étonné le plus, c’est la palette très large des achats biomédicaux », témoigne-t-il. Quoi de plus normal puisque pratiquement toutes les spécialités sont représentées dans l’établissement berrichon, de la pédiatrie à la gériatrie, en passant par la chirurgie digestive, l’oncologie ou encore l’ophtalmologie.

 

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